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Revue de Médecine Périnatale

1965-0833
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 ARTICLE VOL 6/3 - 2014  - pp.190-198  - doi:10.1007/s12611-014-0274-8
TITRE
Évaluation de la faisabilité, des indications et du succès de l’embolisation dans les hémorragies du post-partum immédiates chez 105 patientes en centre de niveau 3

TITLE
Assessment of indications, feasibility, and success of embolization in case of postpartum hemorrhage in 105 patients

RÉSUMÉ

Évaluer l’efficacité de l’embolisation dans les 24 premières heures des hémorragies du postpartum (HPP) suivant un accouchement par voie basse ou césarienne.

Étude monocentrique, rétrospective au sein d’une maternité universitaire de niveau 3, incluant 105 patientes de janvier 2005 à mai 2012. L’embolisation était effectuée sur des patientes hémodynamiquement stables après échec de l’administration d’ocytocine sur 30 minutes suivi de l’échec de l’administration de sulprostone sur 30 minutes.

Les paramètres mesurés étaient l’origine géographique de la patiente, les délais de prise en charge par embolisation, les taux de transfusions, les troubles de l’hémostase, le taux d’hospitalisation en réanimation, les taux de succès, les complications à court terme et les facteurs de succès ou d’échec selon l’étiologie de l’HPP.

Le terme moyen à la naissance était de 39 ± 3,14 SA. La parité moyenne était de 1. Douze patientes (11,7 %) étaient des grossesses gémellaires. Le taux de césariennes était de 14,5 %. Concernant les étiologies de l’hémorragie, 70 patientes (72,1 %) présentaient une atonie utérine et sept (6,8 %) un placenta accreta. Seize (15,3 %) patientes étaient transférées de maternités de la région. Les pertes sanguines étaient estimées à 840 ml (± 462). Dans trois cas (2,9 %), une CIVD était présente. Cinquantequatre patientes (51,9 %) ont reçu une transfusion. Le délai de prise en charge initiale et de l’embolisation était de 566 minutes chez les patientes transférées versus 137 minutes dans le groupe des patientes ayant accouché dans notre maternité (p < 0,001) mais sans incidence statistiquement significative sur le succès ou l’échec (p = 0,11). La durée moyenne d’embolisation était de 34 minutes (± 32). Le taux de succès de l’embolisation était de 95,1 %. Cinq échecs d’embolisation sont survenus : quatre de ces cinq patientes ont bénéficié d’une procédure chirurgicale, et une patiente d’une seconde embolisation. Six endométrites (6,1 %) et une nécrose purulente (patiente embolisée deux fois) ont été enregistrées. Les facteurs prédictifs d’un échec d’embolisation étaient l’antécédent de curetage, la grossesse gémellaire, le transfert en réanimation (p = 0,03) et le déclenchement ou la direction du travail par ocytociques (p = 0,008). La complication la plus fréquente était l’hyperalgie retrouvée chez six patientes (6,1 %). Huit patientes (7,8 %) ont été transférées en réanimation. Il n’y a eu aucun décès maternel.

Avec un taux de succès de 95 %, concordant avec les données de la littérature et un faible taux de complications, l’embolisation mérite d’être utilisée dans les réseaux périnataux qui en disposent, en attendant que sa place par rapport aux techniques récentes (ballons intra-utérins) soit évaluée dans des essais contrôlés.



ABSTRACT

Evaluation of embolization as treatment of postpartum hemorrhage (PPH) occurring during the first 24 h after vaginal birth or cesarean section.

A monocentric, retrospective study was conducted in the maternity ward of the University Hospital, Montpellier. We included 105 patients, who had undergone embolization after PPH appearing in the first 24 h after birth, between January 2005 and May 2012. Embolization was performed in hemodynamically stable patients after a failure of oxytocin administration over 30 min, followed by failure of sulprostone administration over 30 min (according to national guidelines).

The time elapsed until treatment by embolization, the success rate, the short-term complications, the success or failure factors depending on the etiology of the PPH and the geographic origin of the patient, the rate of blood transfusions, blood coagulation disorders, and the rate of hospitalization in intensive care unit.

Mean term at delivery was 39 ± 3.14 weeks of pregnancy. Mean parity was 1. Twelve patients, 11.7%, had twin pregnancies. The rate of cesarean section was 14.5%. Concerning the origin of the hemorrhage, 70 patients (72.1%) presented a uterine atony and 7 (6.8%) a placenta accreta. Sixteen (15.3%) patients had been transferred from other regional hospitals. Blood loss was estimated at 840 ml (± 462 ml). Three patients (2.8%) developed a disseminated intravascular coagulation (DIC), and 54 patients (51.9%) received a blood transfusion. The time elapsed between the beginning of treatment of the PPH and embolization was in average 566 min for the previously transferred patients versus 137 min for the patients who had delivered in our maternity ward (P < 0.001), even though this did not show any statistically significant difference on the success or failure rate (P = 0.11). The embolization itself lasted in average 34 min (± 32 min). Its success rate was 95.1%. Five embolizations failed: 4 of these 5 patients underwent surgical treatment while 1 patient could be stabilized by a second embolization. Six endometritis (6.1%) and one case of purulent necrosis of the uterus (patient after two embolizations) were registered. Negative predictive factors for an embolization failure were a previous curettage, twin pregnancies, hospitalization in intensive care unit (P = 0.03), and labor introduction or direction par oxytocin (P = 0.008). The most frequent complication was abdominal pain described by 6 women (6.1%). Eight patients (7.8%) were admitted in the intensive care unit. No maternal death occurred in our patient sample.

Due to its success rate of 95% and its low complication rate, embolization should be employed in all organized health structures that can easily access an embolization platform. Its role may be rediscussed after further controlled studies allowing comparison of embolization to recent techniques (Bakri-balloon).



AUTEUR(S)
E. WALLAERT, L. LASCH, N. PERS, E. MORAU, H. VERNET, V. GEORGESCU, P. BOULOT

Reçu le 2 juillet 2013.    Accepté le 17 février 2014.

MOTS-CLÉS
Hémorragie post-partum, Embolisation, Nécrose utérine

KEYWORDS
Postpartum hemorrhage, Embolization, Uterine necrosis

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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